Thème 3 : Éducation au changement climatique

L’action climatique est une priorité pour le changement climatique, et l’éducation est cruciale pour promouvoir l’action climatique“.
UNESCO

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, l’Accord de Paris et le programme associé Action for Climate Empowerment appellent à l’éducation et à l’autonomisation en matière de changement climatique. L’intégration de l’éducation au changement climatique, par le biais de projets mis en œuvre dans de nombreux pays européens, et le renforcement des capacités des enseignants peuvent constituer l’un des moyens les plus importants et les plus efficaces de développer les capacités à faire face à la crise climatique.

Cependant, l’éducation au changement climatique reste sous-théorisée et naissante, car elle est considérée indépendamment d’autres domaines éducatifs établis de longue date, tels que l’éducation à l’environnement et l’éducation à la durabilité (ou l’éducation au développement durable).

L’éducation au changement climatique consiste à apprendre face au risque, à l’incertitude et au changement rapide. À cette fin, l’éducation au changement climatique aborde des questions sociales et environnementales urgentes et aide les gens à construire des communautés durables résilientes, créatives, adaptables et bien informées.

Les 17 objectifs de développement durable (ODD) ont été adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015 sous le nom d’Agenda 2030. Ce plan d’action ambitieux réunit pour la première fois les aspects sociaux, écologiques et économiques sous un même toit. Dans son approche, l’Agenda 2030 représente une compréhension nouvelle et plus interconnectée de la pauvreté et des inégalités, de la dégradation de l’environnement et du changement climatique, des modes de production et de consommation ou du travail décent, et appelle à une transformation globale – à laquelle tous les États doivent contribuer activement. Il exprime la conviction de la communauté internationale que les défis mondiaux ne peuvent être résolus qu’ensemble. Les 17 objectifs sont interdépendants et donc considérés comme indivisibles. En outre, ils partent du principe que personne ne doit être laissé pour compte.

Le projet FOOD RESCUE aligne son travail sur les objectifs de développement durable (ODD) – en se concentrant particulièrement sur l’ODD 4 “Enseignement supérieur” ainsi que sur l’ODD 12 “Production et consommation responsables” et l’ODD 13 “Action pour le climat”.

L’objectif de développement durable 12.3. fait même spécifiquement référence à l’importance de la réduction des déchets alimentaires :

D’ici à 2030, réduire de moitié le gaspillage alimentaire mondial par habitant au niveau des détaillants et des consommateurs et réduire les pertes alimentaires tout au long des chaînes de production et d’approvisionnement, y compris les pertes après récolte.”

Le fait que le gaspillage alimentaire soit également un problème écologique très important est compréhensible si l’on examine les chiffres :
10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont imputables aux déchets alimentaires. À titre de comparaison : C’est à peu près la même proportion que le trafic routier mondial. Si l’on gaspille de la nourriture, on gaspille également toutes les ressources et tous les intrants nécessaires à la production, à l’emballage et au transport de ce bien !